Les difficultés d’Airbus… des conséquences trop connues
La situation difficile d’Airbus domine l’actualité. Le plan de sauvetage et les 4300 suppressions de postes en France ont résonné comme un coup de tonnerre. Les différents candidats à la présidentielle s’expriment sur le sujet, avancent leurs propositions, je n’entrerai donc pas dans le détail de celle-ci. J’ai lu qu’Airbus avait un carnet de commandes permettant à l’entreprise de travailler pendant les cinq ans qui viennent. Elle a des atouts pour s’en sortir, si l’Etat (les Etats) et les actionnaires privés se décident à agir en véritables responsables. L’annonce de milliers de suppressions d’emplois dans une entreprise qui est un des fleurons de la technologie européenne est naturellement un choc. On a annoncé qu’il n’y aurait pas de « licenciements secs », mais on peut craindre que le plan de restructuration ne sera pas sans conséquence directe sur l’emploi, notamment pour les salariés des entreprises sous traitantes. Même si les situations ne sont pas comparables, j’ai évidemment en mémoire la vague de licenciements que notre bassin d’emplois a subi de plein fouet en 2003 et 2004. Ce que j’ai en tête, ce sont les efforts de reconversion que ces annonces de restructuration impliquent pour les salariés concernés. C’est aussi l’énergie que les collectivités locales doivent déployer pour gérer le devenir des anciens sites industriels. Comme toujours quand ça va mal, l’Etat doit être là pour aider, accompagner. Et les acteurs locaux, (collectivités locales, partenaires sociaux), doivent se mobiliser. Et réindustrialiser demande du temps, quand le besoin d’un emploi est pour tous une urgence. C’est pour cette raison qu’il est impératif de mettre en place, avec les partenaires sociaux, les outils d’une véritable sécurisation des parcours professionnels, ce que certains appellent la « sécurité sociale professionnelle ». Nous y reviendrons.
SuiteUn blog nouveau
Dans quelques semaines, vous allez élire un nouveau président de la République. Puis, vous élirez vos nouveaux représentants à l’Assemblée Nationale. La campagne électorale en cours intéresse déjà bien plus que la précédente, en 2002. Député de Roubaix, j’y prends ma part, en soutenant François Bayrou. Je partage le constat qu’il dresse depuis plusieurs mois, d’une société éclatée, désorientée, qui traverse une crise économique, sociale, politique et morale. Je suis d’accord avec sa description d’un pays qui ne parvient pas à résoudre les grands problèmes auxquels il est confronté depuis 25 ans, et qui s’épuise à force d’alternances politiques droite-gauche sans effet véritable. Le niveau phénoménal de la dette publique, la persistance d’un taux de chômage trop important, le déséquilibre de nos comptes sociaux imposent de prendre des mesures décisives, qui ne doivent pas être, une fois de plus des décisions prises par un camp contre un autre camp. Je me retrouve ainsi dans le projet de François Bayrou, qui veut rassembler à droite comme à gauche, celles et ceux qui sont prêts à travailler ensemble, au-delà des appartenances partisanes et des divisions artificielles, dans l’intérêt général. Le débat politique va gagner en intensité dans les semaines qui viennent. C’est pourquoi j’ai décidé d’ouvrir ce blog. Il vous permettra d’abord de mieux me connaître. Il nous permettra surtout d’avoir un échange d’opinions sur l’actualité. Je ne vous garantis pas une présence quotidienne derrière mon écran, mais je m’efforcerai d’y être régulier. N’hésitez donc pas à le visiter !
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