Une équipe prête à travailler
Le gouvernement est formé. Il est prêt à travailler. Autour de François Fillon, c’est toute une équipe qui doit maintenant engager une action équilibrée, pour moderniser notre pays. De cette équipe, je retiens que la volonté d’ouverture affirmée par Nicolas Sarkozy est réelle. Avec Bernard Kouchner, évidemment. Avec Martin Hirsch, qui a présidé Emmaüs, qui propose depuis deux ans la création d’un revenu de solidarité active pour faciliter le retour à l’emploi des bénéficiaires de minima sociaux, et dont le travail aujourd’hui est reconnu avec un poste de Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté. Avec bien sûr Jean Louis Borloo, qui a la responsabilité d’un important ministère de l’économie et de l’emploi qui recouvre également l’industrie, domaine stratégique pour notre agglomération. Et enfin mon ami centriste Hervé Morin, qui s’est vu confié l’important portefeuille de la Défense. Je lui souhaite, je leur souhaite bon courage. Il faut maintenant une majorité à l’Assemblée Nationale pour permettre à ce gouvernement d’engager pleinement son action.
Majorité présidentielle
Ma Déclaration lors de la Conférence de presse
Le deuxième tour de l’élection présidentielle et l’élection de Nicolas Sarkozy ont ouvert une période politique nouvelle.
Depuis, je lis, j’entends beaucoup de choses, en particulier à propos de la prochaine échéance des élections législatives. Je fais donc cette déclaration pour donner quelques éléments d’explication sur la situation politique de la 7ème circonscription.
Tout d’abord, qu’on soit clair : je ne renie rien de mon engagement centriste, et mon choix s’inscrit dans une démarche politique cohérente.
J’assume, en effet, l’ensemble de mon action politique.
A propos de l’UDF
Voici le texte de la tribune que j’ai cosignée avec plusieurs de mes collègues députés UDF.
Pour un centre libre dans la majorité présidentielle
Par les députés du groupe UDF et apparentés Jean-Pierre Abelin, Pierre Albertini, Pierre-Christophe Baguet, Christian Blanc, Charles de Courson, Stéphane Demilly, Jean Dionis du Sejour, Philippe Folliot, Francis Hillmeyer, Olivier Jarde, (suppléant de Gilles de Robien), Yvan Lachaud, Maurice Leroy, Claude Leteurtre, Hervé Morin, Nicolas Perruchot, Jean-Luc Preel, François Rochebloine, Rudy Salles, André Santini, François Sauvadet, Francis Vercamer, et Philippe Vigier, (candidat dans la 4 e circonscription d’Eure-et-Loir)
À l’issue du premier tour de l’élection présidentielle, qui avait conduit près de 7 millions de Français à se reconnaître dans le projet du centre défendu par François Bayrou, les 4/5 des députés UDF, de nombreux sénateurs et députés européens ont décidé de voter pour Nicolas Sarkozy. Cette décision était fondée sur trois raisons majeures.
Il était clair d’abord que le programme de Ségolène Royal était incompatible sur des points centraux – économie, retraites, 35 heures, interventionnisme public débridé – avec les exigences de redressement de la France. Le projet de Nicolas Sarkozy, son souci d’en finir avec le tout-État, sa volonté de réformer les modalités d’intervention de la puissance publique et sa détermination à fonder la relance économique du pays sur une mobilisation beaucoup plus forte des capacités de travail, d’innovation et d’investissement, rencontrent très largement les préoccupations de l’UDF.
S’agissant de l’État impartial, au respect duquel l’UDF a toujours été particulièrement attentive, nous avons accueilli positivement les propositions de Nicolas Sarkozy relatives au statut de l’opposition et à la ratification des nominations aux grands emplois par les commissions parlementaires compétentes décidant à la majorité qualifiée. Nous avons noté l’accord de principe de Nicolas Sarkozy sur l’introduction d’une dose de proportionnelle pour les élections législatives de 2012 et nous souhaitons que cette introduction ne se fasse pas à des doses homéopathiques, mais vise à permettre à la majorité des députés de représenter une majorité des électeurs.
Sur l’Europe, les propositions institutionnelles de Nicolas Sarkozy, qui reprennent l’essentiel des avancées du traité constitutionnel, nous ont semblé de nature à amorcer le processus de relance de la construction européenne et à remettre la France à sa place, la première, dans les instances de décision de l’Union. Nous nous sommes réjouis de la volonté affichée par le nouveau président d’infléchir la négociation avec la Turquie dans la direction d’un partenariat privilégié. De plus, il ne s’est pas associé, comme Ségolène Royal, à des forces antieuropéennes, Jean-Pierre Chevènement ou Laurent Fabius.
Au soir du 1 er tour de l’élection présidentielle, la question qui se posait pour nous était la suivante : comment faire en sorte que les 6,7 millions d’électeurs qui avaient entendu le message de François Bayrou et voté pour lui puissent peser sur la vie politique des cinq prochaines années ? Comment, par exemple, faire en sorte que sur la rénovation de la vie politique, la construction européenne, l’éducation ou les 35 heures, le message de François Bayrou soit pris en compte dans la nouvelle majorité ?
Puisque, tant à gauche qu’à droite, dès le matin du 23 avril, on estimait l’UDF compatible, il fallait poser sur la table les conditions d’un accord de gouvernement, clairement et publiquement, en indiquant les points incontournables d’un gouvernement de coalition avec un groupe parlementaire conséquent pour veiller à l’application de cet engagement réciproque. C’eût été au moins dans la pure logique de notre campagne.
L’UDF aurait pu ainsi marquer fortement de son empreinte la politique des cinq prochaines années et rendre utiles les 6,7 millions de voix qui s’étaient portées sur François Bayrou au 1er tour.
En désignant Nicolas Sarkozy comme l’adversaire principal, l’UDF — même transformée en Parti démocrate — court un risque d’isolement important ; d’autant qu’il lui faudra bien, quoi qu’on en dise, passer un accord au soir du 1 er tour des élections législatives, si l’UDF veut encore se faire entendre à l’Assemblée nationale durant ces cinq prochaines années. Cet accord ne peut pas être passé avec l’UMP puisque François Bayrou déclarait que Nicolas Sarkozy était le candidat pour lequel il ne fallait pas voter…
Nous considérons qu’il est du devoir d’une UDF libre de concourir à sa manière, avec ses méthodes et ses priorités, à l’œuvre de redressement qui s’impose aujourd’hui. Nous sommes attachés à la constitution d’une majorité pluraliste, fondée sur le dialogue et la coopération de formations politiques porteuses de la diversité des sensibilités françaises. Nous constatons à cet égard que Nicolas Sarkozy a marqué de longue date ses réserves à l’idée d’un parti unique de la majorité. Nous observons qu’il se déclare, avec plus de sagesse que son prédécesseur, favorable à l’existence d’un centre libre au sein d’une nouvelle majorité présidentielle.
C’est pourquoi, tout en conservant notre autonomie au Parlement, et sans intégrer l’UMP, nous inscrivons sans hésitation notre démarche dans la majorité présidentielle qui se dessine. Il est impératif de créer les conditions du rassemblement le plus large possible, dont la France a tant besoin… et que nous avons défendu avec acharnement durant toute la campagne électorale.
SuiteChez Plasty

La période électorale ne m’empêche pas de continuer mon travail. Cet après-midi, je suis allé à la rencontre des salariés de Plasty sur le site de l’entreprise à Roubaix. Scènes trop ordinaires de la vie d’une entreprise en liquidation : des travailleurs fiers de leur entreprise et de sa production, amers devant la disparition de leur entreprise, occupation des lieux, désarroi compréhensible devant le chômage, colère contre l’entreprise tchèque propriétaire de l’usine, réunion d’information sur les droits des salariés licenciés, outil de production à l’arrêt alors qu’il est en pleine capacité d’élaborer des produits de qualité. C’est la deuxième fois que je les rencontre : j’ ai reçu la semaine dernière, une délégation de salariés venus m’expliquer leur situation. Je suis intervenu immédiatement après ce premier échange auprès du Ministère du travail, afin que les salariés licenciés puissent bénéficier de congés de conversion, dans le cadre de leur reclassement. L’Etat a donné son accord, pour la part de financement qui le concerne. Evidemment, je partage l’incompréhension des salariés devant la liquidation de l’entreprise. Une harmonisation progressive des législations fiscales et sociales européennes est la seule véritable réponse à des situations comme celle-ci. Elle demande évidemment du temps, mais peut être aurions nous pu en gagner si cette convergence (à défaut d’une uniformisation utopique) était engagée depuis quelques années. Reste à réfléchir également, à la construction d’un vrai droit à la reprise dont pourrait bénéficier des entreprises victimes de « délocalisation rampante », comme cela semble être le cas avec Plasty. Comme de nombreux salariés présents sur le site, je souhaite enfin que le site de l’entreprise ait vocation à être ré-industrialisé.
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