Rester à l’écoute
La session parlementaire se termine. J’ai évidemment participé lundi à la réunion en Congrès du parlement pour le vote sur la réforme de nos institutions. Et j’ai évidemment voté en faveur de ce texte. Non parce qu’il serait parfait, mais parce qu’il introduit dans notre Constitution des dispositions qui sont souhaitées par tous les bords politiques depuis longtemps, et qui la rendent plus démocratique. J’en veux pour preuve, par exemple : la limitation de l’usage du fameux article 49.3 (qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans débat), la possibilité pour les citoyens de saisir le conseil constitutionnel, l’introduction du référendum d’initiative populaire, la reconnaissance des droits des groupes minoritaires, la meilleure maîtrise, par l’Assemblée Nationale, de son ordre du jour, l’objectif d’équilibre budgétaire (en fonctionnement) du budget de l’Etat… Il aurait sans doute été possible de faire mieux, d’aller plus loin. Mais ces avancées d’ores et déjà réelles, pourquoi les refuser ? Dans le domaine institutionnel comme dans d’autres, la logique de la majorité n’est pas de réformer pour le plaisir de réformer. C’est de faire le travail dont on sent bien qu’il est nécessaire, qu’il est difficile, qu’il implique parfois de prendre des mesures impopulaires, mais dont on sait bien qu’il aurait du être accompli depuis longtemps. Ce qui importe, c’est de rester à l’écoute des attentes et des inquiétudes, d’y répondre au mieux, et d’essayer d’expliquer l’action entreprise. C’est d’autant plus nécessaire que les sujets sont nombreux et complexes. Et que sur certains points, il faut bien reconnaître que les résultats ne sont pas encore tous à la hauteur des efforts demandés ainsi que des changements de mentalité à accomplir. Rester à l’écoute, et faire le travail indispensable, ce sont les deux préoccupations constantes qui ont jalonné mon travail parlementaire tout au long de ces mois de session. Et ce blog tente d’en témoigner.