VAD : des propositions pour un plan d’actions

Depuis la fin de l’année dernière, les restructurations dans les entreprises de la Vente à Distance de l’agglomération, mettent en relief les difficultés de ce secteur déstabilisé tant par l’irruption de nouveaux acteurs de la VAD sur Internet (avec le e-commerce), que par les nouvelles attentes, et les nouveaux comportements des consommateurs. Accentuée par une consommation atone en raison des inquiétudes sur le pouvoir d’achat (nous verrons bien si les bons chiffres de la consommation enregistrés en janvier sont temporaires ou non), cette crise structurelle produit ses effets chez les vépécistes traditionnels qui doivent faire évoluer leur modèle économique, à l’instar d’entreprises comme La Redoute ou les Trois Suisses. Dans ce contexte, les conséquences sur l’emploi dans l’agglomération sont rudes : 672 suppressions de postes chez l’un, 674 chez l’autre. Sans parler des effets chez les sous-traitants de ces deux grandes entreprises. C’est la raison pour laquelle, après avoir rencontré des acteurs de ce secteur d’activité, j’ai interpellé l’Etat bien sûr, mais également la communauté urbaine et le conseil régional (qui détiennent tous deux la compétence du développement économique au niveau local), de manière à ce qu’un travail commun soit engagé, avec les élus, les entreprises et les représentants des salariés de la VAD, pour définir les outils qui permettront aux entreprises de notre agglomération de réussir leurs mutations, pour devenir plus performantes, plus offensives sur leur métier, avec à la clef le développement de l’emploi, et un Versant Nord Est, berceau historique de la VAD, qui puisse rester la référence nationale dans ce domaine. Parmi les propositions que j’ai avancées, figurent la création d’un pôle de compétitivité dédié à la VAD ou le renforcement du Pôle Industries du Commerce afin d’aider les vépécistes traditionnels à se moderniser, l’élaboration d’un plan numérique « Très haut débit » pour mettre nos infrastructures de haute technologie à la hauteur des métropoles concurrentes, l’expérimentation du Contrat de transition professionnelle pour sécuriser les périodes de reconversion et de reclassement des salariés de notre bassin d’emplois sévèrement touché par le chômage, un appui renforcé aux salariés licenciés dans le cadre d’un dispositif de type « ARRMEL », la mobilisation de Pôle Emploi et du réseau des Maisons de l’Emploi de l’agglomération, et un effort d’orientation des salariés vers la formation professionnelle. Ces propositions peuvent évidemment être complétées, discutées, amendées, reformulées… je ne prétends pas détenir la vérité tout seul. Si elles sont mises au débat, c’est en tout cas pour qu’elles soient suivies d’actions. Et c’est bien ça le plus important, dans l’intérêt des entreprises comme des salariés !