2007-2012

CTP : un filet de sécurité supplémentaire pour Roubaix

5 mai 2009 • Par

Les salariés victimes de licenciement économique dans notre bassin d’emplois, en avaient bien besoin : le contrat de transition professionnelle va être expérimenté dans le bassin d’emplois de Roubaix. Je n’ai pas pour habitude de tirer la couverture à moi, mais je pense que j’ai été l’un des premiers, si ce n’est le premier, à demander à l’Etat l’expérimentation du CTP dans notre agglomération. C’était en décembre… 2004 ! Le courrier s’adressait à Jean Louis Borloo, alors Ministre du travail et de la cohésion sociale et demandait l’expérimentation de ce qu’on appelait à cette époque le contrat de travail intermédiaire, qui allait ensuite devenir le Contrat de transition professionnelle. C’est dire si ce combat me tient à cœur ! Depuis, j’ai évidemment renouvelé mes demandes, la crise économique ayant remis l’expérimentation du CTP dans le Versant Nord Est au devant de l’actualité. D’autres élus en ont fait autant. Le CTP, pour mémoire, c’est un dispositif qui permet à un employé d’une entreprise de moins de 1000 salariés, licencié dans le cadre d’un licenciement économique, de bénéficier d’un accompagnement renforcé et personnalisé dès la fin du contrat de travail : il devient pendant un an stagiaire de la  formation professionnelle, perçoit une rémunération égale à 80% de son salaire brut, et est accompagné dans ses démarches de conversion professionnelle et de formation. Le taux de retour durable à l’emploi des bénéficiaires du CTP est de 60% : un niveau bien supérieur à celui constaté dans le cadre du suivi de droit commun par Pôle Emploi. Evidemment, le CTP n’est pas le remède miracle pour le retour à l’emploi. Les entreprises ne recrutent que si leurs carnets de commande sont pleins, et si leurs perspectives de développement sont bonnes, ce qui n’est pas le cas pour le moment avec le ralentissement économique. Mais le CTP, avec sa durée d’un an et son niveau d’indemnisation, est un réel « amortisseur de crise », et un véritable outil de reconversion qui permet aux demandeurs d’emploi de rebondir. De ce point de vue, il a déjà fait ses preuves. Le Versant Nord Est en avait besoin : derniers chiffres en date, l’emploi salarié, entre fin 2007 et fin 2008, a reculé de 1,5% dans le bassin d’emploi de Roubaix quand il augmentait de 1,2% dans le bassin d’emploi de Lille… Dès qu’il sera mis en œuvre, il sera un filet de sécurité supplémentaire pour les salariés dont l’emploi est menacé