2007-2012

Journées parlementaires : débats et tables rondes

29 septembre 2009 • Par

JP___FV.JPGLes journées parlementaires, constituent toujours l’occasion d’ouvrir les travaux des députés, sénateurs et député européens à des intervenants extérieurs, de les écouter aborder un sujet de société sous un jour parfois nouveau voire inattendu, d’échanger avec eux, de confronter nos propres idées aux leurs. Le rendez vous de Hem n’a pas failli à cette tradition, et trois tables rondes ont marqué la matinée de mardi, qui ont permis à des chefs d’entreprises, des experts, des syndicalistes, d’intervenir sur l’emploi, le vieillissement démographique et le modèle social européen.

La première table ronde, qui s’interrogeait sur les nouvelles sécurités à mettre en œuvre dans le domaine de l’emploi face à la crise, a permis de rappeler que le modèle économique ne pouvait pas se limiter à la seule mesure de la performance, que ce soit à l’échelle de l’entreprise comme de la société tout entière. La question du sens, qui interroge sur le rôle de l’entreprise dans la société, est indissociable des exigences de performance, sauf à laisser le système économique perdre sa cohérence. L’impératif est de mettre en œuvre les dispositifs sociaux qui assurent à la personne son autonomie (formation continue, alternance, orientation professionnelle), et évitent que ne s’installe une société duale. Aux pouvoirs publics de ne négliger aucune source d’emplois stables, à l’instar de ceux qu’offrent l’économie de proximité (tertiaire et artisanat), qui attirent de plus en plus de diplômés de l’enseignement supérieur.  

La deuxième table ronde, qui abordait les enjeux liés au vieillissement démographique, a permis des échanges sur le financement des retraites, la prise en charge de la dépendance et d’une manière générale, la place des seniors dans la société. L’occasion de rappeler, sur les modes de financement, la nécessité de trouver le meilleur équilibre entre capitalisation et répartition, et l’urgence à développer des solutions permettant d’aider les plus modestes à accéder à l’assurance du risque dépendance. Un débat qui a également permis de mieux cerner les enjeux de développement des services et activités liés au vieillissement, de souligner la nécessité de travailler sur la pénibilité des métiers, et de mesurer avec plus de précision les enjeux de management et de relations sociales dans l’entreprise au regard de la place des seniors au sein de celle-ci.

Enfin, la troisième table ronde qui s’intéressait au modèle social européen, a permis de préciser les contours de ce dernier, autour de la notion de « flexicurité » qui vise à donner à l’entreprise la souplesse indispensable pour lui permettre de s’adapter aux évolutions de son marché, tout en apportant aux salariés les sécurités et les garanties indispensables au maintien dans l’emploi. Là encore, ce sont les outils de la formation professionnelle qui sont mis en avant, ainsi que les solutions apportées par le secteur de l’économie sociale et solidaire. Des exemples et des échanges qui tendent à démontrer qu’à une époque de mutations lourdes, le rôle des responsables politiques est d’apporter des réponses réalistes mais innovantes aux attentes sociales nouvelles.