2007-2012

Les gros dossiers du député Francis Vercamer

11 octobre 2010 • Par

Nord Eclair- Publié le vendredi 08 octobre 2010 par AGNÈS POIZOT

Une année bien chargée pour le député-maire de Hem, Francis Vercamer. Entre ses missions parlementaires et les dossiers d’« actu » sur sa circonscription, pas le temps de s’ennuyer.  « En 2009-2010, j’ai travaillé des dossiers en rapport avec les habitants », entame le député maire Francis Vercamer. Allusion faite à sa mission sur le développement social et solidaire, sur la santé au travail (lire ci-dessous). Mais pas seulement. sur le terrain, il y avait aussi de quoi faire.

Police. Francis Vercamer est d’accord avec Jean-Claude Vanbelle, maire de Leers, qui s’oppose à la fermeture du poste de police nationale dans sa Ville. Avec un bémol : « Il ne faut pas tout mettre sur le dos de l’État ». « La métropolisation de la police a fait beaucoup de mal, estime-t-il. Vu de Paris, les effectifs sont toujours quasi identiques, mais sur le terrain il y a eu un vrai transfert de Roubaix vers Lille. Pour y suppléer, nous avons créé la police intercommunale et la vidéo-protection. » Quant à la décision de Dominique Baert, député de la 8e et maire de Wattrelos de porter plainte contre l’État : « Il faut travailler en bonne intelligence ! Le but, ce n’est pas de critiquer, mais de proposer ! », avance-t-il en précisant qu’il doit prochainement rencontrer le nouveau préfet à la sécurité et le commissaire de police de Roubaix.


Territoire de santé. Pas de grandes avancées sur le sujet. Au contraire : « J’étais très étonné que les maires du secteur soutiennent la fusion des comités du bassin de l’emploi. Si deux comités existaient, c’est qu’il y avait deux sensibilités : à Lille, on est plus sur du tertiaire, ici, plus de l’industrie. » Pour Francis Vercamer, qui rappelle que « le territoire de santé s’appuie sur le bassin de l’emploi » , c’est un peu un retour en arrière. Mais, « je continue à me battre », déclare-t-il. En faisant notamment allusion aux promesses de Philippe Douste-Blazy concernant la nouvelle maternité de Roubaix, il y a cinq ans, lorsqu’il était ministre de la santé. Depuis, « j’en parle régulièrement à Roselyne Bachelot, qui répond : “C’est dans un plan général !” ».

Politique de la Ville. « Je regrette que depuis deux ans, la réforme soit reportée. Ce n’est pas un bon signal pour nos quartiers ». Il explique : « Le dispositif Anru (agence nationale de renouvellement urbain) arrive en bout de course. Il faut un dispositif de sortie. Maintenant, il nous faut continuer avec un service aux habitants. Plus on attend, plus on va perdre les effets bénéfiques de l’Anru. » Et d’insister : « Nous devons travailler sur la sécurité, la tranquillité urbaine, la politique de peuplement. Il faut une véritable solidarité entre les communes de la communauté urbaine. Il faut réfléchir à comment faire pour répartir les difficultés sociales sans les concentrer. »

Maison de l’emploi. C’est par voie de presse que Francis Vercamer avait appris le retrait de Lys-lez-Lannoy de la Maison de l’emploi du Val-de-Marque : « Je ne discute pas la décision, mais leur méthode. Je trouve ça un peu cavalier. Je ne suis pas sûr qu’envoyer les jeunes à l’Alma pour la mission locale soit une avancée : la Maison de l’emploi de Hem n’est qu’à 150 m de Lys… » Et d’ajouter : « Ils vont dans le sens inverse de l’intérêt populaire car, tous les groupes à l’Assemblée nationale ont demandé davantage de maisons de l’emploi. »

Changement de circonscription. Un bouleversement ? « Moins pour moi, plus pour les électeurs », estime le député de la 7e pour qui « ça ne changera pas grand-chose ». « Je n’ai jamais rechigné à défendre l’ensemble de l’agglomération roubaisienne. Les secteurs seront un peu mieux définis qu’avant, estime-t-il. Je m’occuperai un peu plus de ce qui est rural, de l’environnement et notamment des problèmes de la Marque. »

Propositions pour l’économie solidaire et la santé au travail 

Deux dossiers l’ont particulièrement accaparé cette année : la mission parlementaire, confiée par le Premier ministre, sur l’économie sociale et solidaire. Mais aussi la santé au travail, la pénibilité, des sujets au coeur de l’actualité.
« J’ai appris beaucoup de choses », déclare Francis Vercamer qui explique que cette mission sur l’économie sociale et solidaire lui aura permis « de faire bouger les lignes ». Six mois de travail, 50 propositions et quatre orientations. « Beaucoup de gens ignorent ce qu’est l’économie solidaire, ignorent que c’est un secteur très présent dans notre économie : 10 % de l’emploi salarié, 8 % du PIB, une croissance d’emploi importante et surtout un secteur qui ne détruit pas les emplois. » En clair, « un secteur intéressant pour nous ! », déclare-t-il. À ses yeux, c’est un chantier qui s’ouvre, d’autant que, dans le grand emprunt de l’État, 100 millions d’euros sont réservés à l’économie solidaire : « J’espère que mes propositions serviront de levier pour développer l’économie solidaire ». À voir ce que le gouvernement en retiendra.
Autre sujet largement développé ces dernières semaines avec le problème des retraites : la santé au travail. Pour Francis Vercamer, la prévention est le maître mot. Ces dernières semaines, il est donc intervenu à maintes reprises pour multiplier les amendements aux propositions de loi du gouvernement.

Travailler sur les risques psycho-sociaux, la pénibilité au travail était sa priorités. La médecine du travail a été également un cheval de bataille : il a notamment proposé une plus grande indépendance du médecin du travail. « Beaucoup de mes amendements sont passés, ajoute-t-il.
Pour moi, il faut réaffirmer la santé au travail. Et pour moi, le but n’est pas de partir en retraite malade ! » Et d’ajouter sur son rôle de parlementaire « c’est d’abord un travail de fond qui consiste à améliorer les textes ». A.P.