2007-2012

MAIS QUE DEVIENT LE PRODUIT DES AMENDES DES RADARS FIXES?

29 juillet 2011 • Par

C’est une question que l’on me pose très régulièrement : contrairement à ce qui se dit parfois, il ne sert pas à alimenter le budget général de l’Etat mais il est intégralement utilisé au profit de la politique de prévention et de sécurité routière.

 En 2010, le montant des amendes, tout confondu entre stationnement et circulation quel que soit le mode de détection, estimé à 1, 48 milliards d’euros, a été réparti entre : l’Etat au titre du désendettement, de l’achat et de l’entretien des radars automatiques, des frais d’envoi des amendes issues des radars et de la gestion du fichier national du permis de conduire (en 2011, il est prévu que le produit généré sera aussi investi dans des radars pédagogiques préventifs, sensibilisant les conducteurs au respect des limitations de vitesse sans les sanctionner) ; l’Agence de Financement des Infrastructures de Transports de France, pour l’amélioration des infrastructures de transport en commun et de circulation et mettre en œuvre de nouveaux grands projets ; le Fonds Interministériel pour la Prévention de la Délinquance ; enfin, les collectivités territoriales selon trois circuits principaux : les départements, les communes et groupements de communes de moins de 10 000 habitants ayant conservé leurs compétence en matière de voies communales, les communautés urbaines et groupements de plus de 10 000 habitants auxquels les communes ont transféré leur compétence en matière de voies communales.

Au-delà des drames humains, le coût de l’insécurité routière est évalué à 24 milliards d’euros par an (pensions versées aux accidentés de la route et à leurs familles,  frais d’hospitalisation des 26 000 blessés en 2010, réparation des dégâts matériels…).

Les panneaux signalant les radars fixes seront enlevés à mesure que seront installés les radars pédagogiques. Mais, à la différence des panneaux de signalisation installés à 400 mètres des radars fixes, les radars pédagogiques le seront à des distances aléatoires variant de quelques centaines de mètres à quelques kilomètres.

Enfin, pour être clair sur cette politique menée avec volontarisme, je rappelle que l’ensemble des mesures prises en matière de sécurité routière depuis 2002 a permis de sauver 23 000 vies et d’éviter 300 000 blessés. Ce coût-là est inestimable…