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Sécurité sociale en 2013 : ni cap, ni boussole, mais plus de taxes.

1 novembre 2012 • Par

Porte-parole du groupe UDI à l’occasion de l’examen du projet de budget de la sécurité sociale pour 2013, j’ai expliqué hier en séance, les raisons du vote négatif des députés centristes et indépendants. Le projet présenté par le gouvernement nous paraît en effet ne pas donner d’impulsions significatives sur les grands enjeux auxquels est confrontée notre sécurité sociale : répartition du financement entre solidarité nationale et travail, organisation des parcours d’accès aux soins en lien avec l’importance prise par les maladies chroniques, place de l’hôpital dans l’accès à la santé… autant de sujets sur lesquels le gouvernement ne donne pas d’orientations claires. Au cours des débats qui se sont déroulés toute la semaine dernière, il a refusé les amendements du groupe centriste, portant par exemple sur la baisse du coût des mutuelles pour les étudiants, ou la définition légale des missions d’intérêt général de l’hôpital. Par contre, la liste des taxes et cotisations nouvelles est longue ! Hausse des cotisations sur les emplois à domicile, sur les auto-entrepreneurs, imposition d’un forfait social sur les indemnités de rupture conventionnelle, élargissement du périmètre de la taxe sur les salaires au détriment de l’épargne salariale,  prélèvements sur les indépendants, taxe supplémentaire sur la bière, contribution additionnelle imposée aux retraités … le recours aux taxes est systématique, mais l’effort sur les dépenses est bien moindre, à défaut de pouvoir s’appuyer sur une vision d’ensemble de notre protection sociale et de son évolution dans les années qui viennent. Le paquebot de la sécurité sociale filera encore, en 2013, sans cap ni boussole, raison pour laquelle, avec mes collègues du groupe UDI, j’ai voté contre ce budget.