Actualités

Ne sacrifiez pas l’avenir !

10 mai 2013 • Par

Depuis fin 2012,  la barre des 1833 milliards d’euros de dette a été  franchie par notre pays. Au rythme de 150 milliards d’euros d’emprunt par an, la barre symbolique des 2000 milliards sera vite dépassée. Ce fardeau qui est jeté à  la figure des Grecs, des Espagnols ou des  Italiens, va nous revenir en boomerang.
En France, notre déficit annuel dépasse les 20%, c’est-à-dire que nous finançons notre train de vie par un emprunt…que nos enfants devront rembourser. Cela fait 30 ans que cela dure ! Nos enfants ont grandi et  le trop plein est atteint !

Pour éviter le KO, les gouvernements des pays surendettés ont décidé de réduire leur déficit budgétaire. Certains gouvernements taillent dans la protection sociale, d’autres dans les services publics, d’autres dans les dépenses inutiles. En France, nous supprimons les grands investissements. Pas tous, l’aéroport de Nantes est sauvegardé, son ex-maire, devenu premier ministre, veille au grain !

Pour tendre vers un déficit plus acceptable, notre gouvernement, qui semble renoncer à équilibrer le budget,  aura fait le tour de force de supprimer les investissements d’avenir pour ne pas toucher à son fonctionnement. En bref, non content de laisser une dette à nos enfants,  la France n’aura absolument pas lancé le moindre équipement qui permette aux générations futures de rembourser celle-ci !

Le canal Seine Nord en est l’illustration flagrante. Destiné à alléger le trafic poids lourds vers Paris, prévu pour convoyer les marchandises par bateau vers les plateformes multimodales, dévolu à être le nouveau moteur du développement de nos ports du Nord Pas de Calais, ce canal Seine Nord devrait développer plus de 5000 emplois nouveaux sans compter les emplois induits par la sous-traitance et le renouveau économique de notre région qui en a bien besoin.

Notre région a un glorieux, mais dramatique passé industriel. Elle a été pionnière, puis leader dans bien des domaines : houille, acier, textile, par exemple. Elle subit aujourd’hui le contrecoup des mutations technologiques, de la concurrence internationale ou des choix stratégiques  erronés. Elle a droit à une nouvelle chance, nos enfants ont droit à l’espoir d’un avenir meilleur.

Nos gouvernants sont désormais face à leurs responsabilités : faites des économies, mais pas sur notre avenir ni sur celui de nos enfants !