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Démocratie, vous dites ?

15 mai 2013 • Par

A chaque époque, son combat. Du moyen âge à nos jours, combien de causes ont été défendues pour donner à telle ou telle catégorie sociale une place dans notre société ? Combien de révolutions sanguinaires ou intellectuelles a-t-il fallu pour que la démocratie avance, que chaque citoyen puisse donner son avis sur leurs représentants, sur les grandes orientations de notre pays, sur leur avenir ? Combien de générations d’hommes et de femmes se sont battus pour  défendre le droit d’être représentatifs ?

Encore aujourd’hui, nombre de pays de notre monde moderne ne connait pas le suffrage universel, des factions empêchent les élections d’avoir lieu, des  opposants ne reconnaissent pas la victoire de l’adversaire. La démocratie est un combat permanent, c’est un combat universel. Dans une société mondialisée, il est important de se battre pour que chaque Etat soit logé à la même enseigne, que le peuple puisse partout voter sans crainte de représailles, que chacun puisse être candidat sans pour autant risquer sa vie, que les gouvernants soient légitimés par le suffrage universel.

En Afrique, combien de pays respectent-ils ces préceptes ? En Asie, quels sont les pays démocratiques ? Que fait la France pour continuer à porter les couleurs des droits de l’homme à l’ONU et dans tous les pays où l’élection est un crime ? Que font nos gouvernants pour rappeler ces valeurs de base de nos droits ?

Eh bien, en France, on modifie les modes de scrutins des élections pour garder le pouvoir, telle la loi qui modifie l’élection du  Conseil Général. En France, au prétexte de rénover la démocratie, on fixe des contraintes, on complexifie les scrutins, on pose des barrières aux candidatures, le non cumul, tandis qu’on envisage d’ouvrir le droit de vote sans considération de nationalité et de citoyenneté. Tout cela au risque d’éloigner un peu plus le citoyen du débat démocratique.

Mais qui se soucie de la Syrie, de la Somalie, du Soudan, de l’Iran, de Cuba, du Proche Orient en pleine crise, de la Chine, du Centrafrique, attaqué par les rebelles pour prendre le pouvoir par la force et de bien d’autres Etats qui ne donnent souvent aucun droit à leur population? Qui sait que le Mali, que nous soutenons, a un président issu d’un coup d’état ? En France, on ferait mieux de se battre pour le co-développement et redonner espoir aux peuples de ces pays.