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Après la sécurité de l’emploi, la sécurité de l’activité ?

17 mai 2013 • Par

Le parlement a définitivement adopté hier la loi sur la sécurisation de l’emploi, texte élaboré par le gouvernement sur la base d’un accord conclu entre les organisations d’employeurs (MEDEF, CGPME, UPA) et les syndicats représentatifs d’une majorité de salariés (CFDT, CFTC, CGC). Le groupe UDI, après s’être abstenu en première lecture, a voté pour ce projet de loi. Il n’était pas parfait et vous pourrez lire ci-joint mon intervention lors de la discussion générale, qui relève notamment les points posant problème. Mais le texte a au moins l’avantage de parvenir à un équilibre de droits supplémentaires tant pour les salariés (avec le compte personnel de formation, par exemple), que pour l’employeur (avec la création des accords de maintien dans l’emploi et la simplification du recours au chômage partiel). Disons que cette loi est  une première étape vers un modèle français de flexisécurité, cette conception de la législation du travail qui repose sur un équilibre entre les droits indispensables aux salariés pour progresser dans un véritable parcours professionnel, et la souplesse nécessaire à l’entreprise pour s’adapter aux évolutions de son marché. Assurément, ce premier pas en appellera d’autres… Le groupe UDI a voté ce texte, parce que dans le contexte de récession que connaît notre pays, (contexte encore confirmé aujourd’hui), face à la gravité de la situation du chômage, l’emploi doit faire partie des points sur lesquels les politiques doivent pouvoir trouver des points de convergence, même momentanés. C’est dans cet esprit que Jean Louis Borloo a proposé la semaine dernière, une loi d’unité républicaine, comportant une dizaine de mesures phares susceptibles de soutenir l’activité économique. Des mesures qui n’ont rien d’idéologiques, orientées notamment autour d’une baisse de la TVA sur les travaux de rénovation énergétique et le bâtiment, le soutien des services à la personne, le gel de l’augmentation des prélèvements obligatoires, la baisse de la dépense publique…  Des dispositions concrètes, pragmatiques, visant en quelque sorte à sécuriser l’activité, qui sont soumises à l’examen de tous les groupes politiques de l’Assemblée Nationale, pour les étudier, les modifier si besoin, voire les compléter, pour montrer à nos concitoyens qu’en pleine crise, l’emploi est une vraie priorité susceptible de rassembler les bonnes idées d’où qu’elles viennent. Il est plus que temps que le gouvernement s’engage dans ce sens.

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