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Sécurité du médicament : un enjeu plus que jamais d’actualité.

19 juillet 2013 • Par

La commission des affaires sociales abordait cette semaine le sujet de la sécurité du médicament, avec l’audition de la Ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, sur l’application de la loi de 2011. Ce texte, qui faisait suite à l’affaire dite du Médiator, avait pris plusieurs mesures pour assurer une meilleure sécurité des produits de santé : prévention des conflits d’intérêts, renforcement de la pharmacovigilance, renforcement des pouvoirs d’intervention de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Force est de constater, au regard de l’actualité des derniers mois, qu’elle n’est pas parvenue à apporter une réponse d’ensemble. Au cours de l’audition de la ministre, j’ai notamment abordé la question des moyens : l’ANSM a vu ses pouvoirs renforcés, mais dispose-t-elle des moyens suffisants pour assurer sa mission ? Quelle visibilité avons-nous sur les perspectives budgétaires de l’ANSM, y compris dans un cadre pluriannuel, dans le contexte financier contraint que notre pays connaît actuellement ? J’ai également souligné la nécessité de voir cette Agence jouer un rôle pro-actif, en anticipant davantage les évènements, et qui développe par exemple de façon significative les études post Autorisations de mise sur le marché, essentielles pour encadrer et réduire au maximum les risques qui peuvent intervenir sur un médicament. J’ai ensuite insisté pour que notre système de sécurité sanitaire gagne en lisibilité aux yeux de l’opinion publique, parce qu’un dispositif de contrôle lisible est aussi un dispositif compréhensible. J’ai évoqué le rôle incontournable du médecin dans la prescription médicamenteuse : les accidents sanitaires intervenus ces derniers mois montrent que pour autant, il n’empêche pas la diffusion de pratiques à risques. L’importance de la formation continue du médecin dans ce cadre est à souligner : elle doit pouvoir être développée beaucoup plus largement qu’aujourd’hui, réalisée de manière indépendante, financée et évaluée. J’ai enfin rappelé que la baisse des prix du médicament devait s’accompagner de toutes les garanties pour rester compatible avec la qualité du processus de fabrication et la sécurité du produit.