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Pour La Redoute : a-t-on le droit de se passer de l’union sacrée ?

11 décembre 2013 • Par

La Redoute a enfin trouvé ses repreneurs : son actuelle PDG et le directeur financier du groupe Redcats. Ils connaissent leur entreprise, ses atouts et ses difficultés. Ils connaissent les métiers de leur secteur d’activité, et inscrivent leur action dans une vraie logique d’entreprise plutôt que financière. Ils connaissent enfin le territoire et on peut espérer qu’ils sont conscients de la responsabilité qui est la leur dans ce bassin d’emplois qui a déjà beaucoup souffert.

Pour autant, et quel que soit l’intérêt du projet présenté, les mois qui viennent laissent entrevoir des heures difficiles pour La Redoute. L’inquiétude reste forte chez les salariés. L’ampleur des adaptations qui restent à accomplir exige de la part des pouvoirs publics, une vigilance et un travail d’accompagnement accrus pour permettre à l’entreprise de réussir sa mutation.

En tant que député, j’avais alerté début novembre le Ministre de l’Industrie ainsi que le ministre du Travail et de l’Emploi, en proposant l’organisation d’une table ronde réunissant l’ensemble des acteurs locaux concernés par l’avenir de l’entreprise afin de déterminer les engagements de chacun. Je viens de recevoir une réponse polie mais à peine intéressée des ministres concernés. Dont acte.

Je pense pourtant que sur un sujet aussi important, une démarche constructive, qui associe l’ensemble de celles et ceux qui ont un rôle à jouer pour la réussite de la reprise de l’entreprise (collectivités, repreneurs, partenaires sociaux, l’Etat, les partenaires financiers), qui fasse également participer les élus au-delà de leurs étiquettes politiques, est essentielle. Parce qu’une telle démarche permet de mettre l’ensemble des problèmes sur la table. Parce qu’elle illustrerait aussi la force et la cohésion du territoire derrière le principe d’une action commune pour sauver La Redoute.

C’est une initiative qui me semble préférable aux interventions partisanes précipitées, motivées par la « beauté du geste » et l’attrait des caméras. La Redoute, ses salariés, son importance dans le secteur de la vente à distance, son poids dans l’économie locale, valent bien la peine qu’élus, représentants de l’Etat, responsables économiques du Versant Nord Est voire de la Métropole, fassent l’union sacrée. Il en est toujours temps.

Courrier à M. Montebourg Redoute

Réponse de M Montebourg

Réponse M Sapin la Redoute