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Trésorerie de Lannoy : la proximité, ça compte aussi !

10 juillet 2015 • Par

L’Etat envisage la fermeture de la trésorerie de Lannoy, d’ici la fin de l’année. Une décision dont il est difficile de comprendre le sens, et contre laquelle j’ai pris position, comme d’autres élus de notre secteur. La trésorerie, c’est en effet d’abord un service aux particuliers. C’est à la trésorerie que de nombreuses personnes se rendent pour obtenir un renseignement « de vive voix », un étalement des paiements de leurs impôts et redevances ou le versement d’une aide d’urgence, octroyée par les centres communaux d’action sociale, démarche de plus en plus fréquente en ces temps de crise. Ce public est constitué principalement de personnes aux revenus modestes voire très modestes, actifs ou retraités, qui n’ont pas nécessairement de facilités pour se déplacer. Or, le sens du service public, c’est d’être présent au plus près de ces personnes, d’être accessible sans difficulté, pour leur apporter rapidement la réponse la plus adaptée.

Autant dire qu’une relocalisation de la trésorerie à Wattrelos, Roubaix ou Villeneuve d’Ascq, scénarios actuellement envisagés, fait voler en éclat ce principe élémentaire de proximité. On peut évidemment comprendre que l’Etat cherche à réorganiser, d’une manière qui lui semble rationnelle, l’architecture de son administration locale des finances : réduction des dépenses publiques oblige. Il y a cependant un impératif à cette réorganisation : qu’elle ne porte pas atteinte à la qualité du service public, du service au public. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce point est, pour l’heure, fortement contesté.

Conscient de ce que les bâtiments et la localisation de la trésorerie de Lannoy n’étaient plus nécessairement adaptés à l’activité soutenue de ses services, j’ai proposé au Ministère des Finances que ceux-ci puissent s’installer dans un centre administratif qui serait construit sur la zone d’activité de la Blanchisserie à Hem, à proximité immédiate du quartier des Hauts Champs-Longchamp et à quelques dizaines de mètres de la Trésorerie actuelle. Une proposition en adéquation avec cette autre volonté de l’Etat qui souhaite rapprocher les services publics des quartiers en politique de la ville.

A l’heure de la réduction des déficits et de l’assainissement des comptes publics, il serait temps que les services de Bercy et du Ministère de la ville se parlent ! Parce qu’en matière de services publics, la proximité, ça compte aussi !