Actualités, Sur le terrain

Mes vœux pour 2018

25 janvier 2018 • Par

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Lundi dernier en compagnie de Valérie SIX, ma suppléante, j’ai présenté mes vœux à de nombreux soutiens et élus locaux de la 7ème circonscription.

Ce rendez-vous qui se voulait convivial a été l’occasion pour moi de partager mes impressions sur les six derniers mois, et de revenir sur l’actualité parlementaire de cette législature.

Le rythme imposé par le Gouvernement est soutenu, ce qui s’inscrit dans la tradition parlementaire de la Vème république. Le recours à la procédure accélérée est un peu trop systématique à mon sens, mettant parfois à mal un travail parlementaire qui, pour être pleinement efficient, nécessite du temps.

Pour autant, la volonté de réforme du gouvernement est indéniable. Il le confirme dans les faits, que ce soit en termes de droit du travail, de fiscalité des entreprises, de transparence de la vie politique, de formation professionnelle. Il y doit une part de sa popularité.

Toutefois je regrette que l’esprit de réforme ne s’étende pas à la méthode employée par le gouvernement pour conduire son action. Là, c’est l’esprit de continuité qui prime, le groupe majoritaire à l’Assemblée ne cherchant pas à construire un accord le plus large possible avec les autres groupes parlementaires.

Parmi ces « autres groupes », il y a évidemment le mien. Cette cérémonie de vœux a été l’occasion pour moi de réaffirmer mon appartenance au groupe UDI, qui a ouvert ses portes pour former le groupe « UDI, agir et indépendants ». Notre volonté est de fournir notre contribution à l’effort de réforme de notre pays, tout en exerçant, dans le même temps, une vigilance critique et notre mission de contrôle : c’est ce qu’on appelle l’opposition constructive.

Cet état d’esprit constructif qui, pour ma part, a toujours été ma ligne au cours de mes précédents mandats à l’Assemblée nationale, je continue à l’appliquer avec pragmatisme au travail parlementaire : je vote les textes qui me paraissent aller dans le bon sens, et ne soutient pas ceux qui me paraissent ne pas améliorer la situation de notre pays et de nos concitoyens.

C’est ainsi que porte-parole de mon groupe sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale, j’ai voté contre l’augmentation de la CSG qui pénalise les classes moyennes et les retraités. J’ai par contre voté pour le développement de la télémédecine.

Parmi les « mesures phares » engagées depuis le début de cette 15ème législature, je regrette qu’on demande aux collectivités locales de faire des économies, alors que l’état ne fait pas d’économie sur son fonctionnement et ce, aux dépens des services de proximité et en particulier des territoires ruraux.

C’est l’une des raisons pour laquelle j’ai choisi de m’abstenir sur le projet de loi de finances pour 2018. Si plusieurs mesures fiscales vont dans le bon sens, la dépense publique de l’Etat reste excessive, alors même que la dette et le déficit public devraient continuer à peser lourdement sur la crédibilité de nos finances publiques. Hier encore, le Président de la Cour des Comptes n’a d’ailleurs pas manqué de rappeler que la situation financière de notre pays reste plus dégradée que celle de la quasi-totalité de nos partenaires de la zone euro.

Enfin, en tant que député, j’endosse plusieurs rôles, à savoir que je suis coordinateur des députés de mon groupe au sein de la commission des affaires sociales. Je suis également référent de cette commission pour Pôle Emploi : j’ai à ce titre un regard plus attentif au travail du service public de l’emploi en direction des demandeurs d’emploi. J’ai également été nommé rapporteur pour avis sur la mission santé dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances pour 2018 : l’occasion pour moi de publier un rapport sur la politique de prévention. Je fais enfin partie de groupes de travail sur le logement ou les projets de rénovation urbaine.

Au niveau local, j’ai défendu le maintien des contrats aidés dès lors qu’ils permettent à des personnes très éloignées de l’emploi de se réinscrire dans une démarche d’insertion professionnelle et je me bats encore pour instaurer une permanence de médecine légale à Roubaix. Sur ce dernier sujet, je déplore le manque de soutien autant au national que local. Je vous invite à participer à une pétition que j’ai mis en ligne: http://chn.ge/2E3hEfW , celle-ci sera remise au gouvernement.

Autant de sujets que vous pouvez venir aborder avec moi ou mes assistants parlementaires dans les locaux de ma nouvelle permanence, située 3 allée Gabert à Hem.

Je vous souhaite une belle et heureuse année 2018 !

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