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Question écrite : radiations injustifiées des listes électorales lors des élections européennes

28 mai 2019 • Par

Question écrite

 

Ce dimanche, lors du scrutin pour les élections européennes, de nombreux électeurs se sont présentés dans leur bureau de vote et ont découvert qu’ils avaient été radiés des listes électorales sans qu’aucun changement d’état civil ou domicile ne puisse l’expliquer. J’ai donc souhaité interpeller officiellement Monsieur le Ministre de l’intérieur par le biais d’une question écrite à ce sujet. La question comme la réponse seront publiées au Journal Officiel sous le numéro 22-00054 .

“Francis VERCAMER attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur concernant les cas de radiation injustifiée des listes électorales, constatés lors des récentes élections européennes.

Depuis le 1er janvier 2019, c’est à l’Insee de gérer le “Répertoire électoral unique” (REU), dont la mise en place a été décidée en 2016. Adossé au Répertoire national d’identification des personnes physiques, il est censé aider à lutter contre la non-inscription et le phénomène des mal-inscrits en prévoyant que toute nouvelle inscription par une commune d’un électeur entraine sa radiation dans sa commune de précédente inscription.

Dès le 23 mai dernier pourtant, à l’occasion de la réunion de son Comité Directeur, l’Association des maires de France avait souhaité faire part de ses inquiétudes sur l’élaboration des listes électorales à partir de ce nouveau dispositif unique, soulignant les difficultés susceptibles de survenir à l’occasion du scrutin pour les élections européennes du 26 mai.

Celles-ci n’ont pas manqué d’advenir, et de nombreux cas ont été signalés le jour du scrutin, de concitoyens Européens ou Français, qui ont été indûment radiés des listes électorales alors même qu’ils réunissaient les conditions pour accomplir leur devoir électoral ou qui n’ont pas été inscrits d’office par l’INSEE alors qu’ils ont eu 18 ans. En fonction des situations, l’emploi du temps, la distance, l’âge des personnes concernées voire dans certains cas les dysfonctionnements des services informatiques de l’Etat n’ont pas permis la vérification et la validation de l’inscription régulière par un tribunal d’instance. Ces situations n’étant évidemment pas acceptables, et se révélant incompréhensibles pour ceux de nos concitoyens concernés, il lui demande les dispositions qu’il entend prendre pour recenser le nombre de ces erreurs et y remédier.”