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Une occasion manquée !

7 juin 2019 • Par

IMG_1112 (002)L’Assemblée nationale examine cette semaine le projet de loi d’orientation des mobilités.

Ce texte présenté par le Gouvernement a pour ambition de fixer les grandes orientations de notre pays en matière de déplacements : adapter le cadre juridique existant aux nouvelles mobilités, réduire l’impact énergétique et environnemental de nos déplacements, orienter la programmation des investissements en matière d’infrastructures de transports d’ici 2037.

J’ai déposé plusieurs amendements sur ce texte. L’un de ceux-ci permet d’expérimenter ce qu’on appelle les « péages positifs », c’est-à-dire les incitations financières en direction des automobilistes pour réduire la congestion routière aux heures de pointe. Un autre de mes amendements instaure la gratuité des transports en commun durant les pics de pollution. En effet, si on est capable d’instaurer des interdictions de circulation aux véhicules les plus polluants pendant ces périodes, les autorités publiques doivent être également capables de prendre des mesures tout aussi fortes pour permettre de circuler en transports en commun : la gratuité en fait partie ! J’ajoute que les personnes qui roulent avec un véhicule qui reste polluant au regard des normes actuelles, ne le font pas par choix, mais parce qu’elles n’ont pas les moyens d’en acquérir un qui soit plus propre. Ma proposition, pragmatique, s’inscrivait dans le sens de la délibération votée le 29 avril dernier par l’ensemble des conseils municipaux de notre agglomération dans le cadre du Schéma Directeur des Infrastructures de Transports de la Métropole lilloise à l’horizon 2035. Cet amendement constituait un signe fort pour la réduction de la pollution et pouvait faire consensus : il a été soutenu par les députés des groupes d’opposition, y compris les élus de la France Insoumise ou communistes, les députés du groupe Libertés et territoires et jusque dans la majorité par les députés du Modem. Malheureusement, cette mesure a été rejetée en raison de l’opposition de la Ministre des Transports et du groupe LREM. C’est une vraie déception de constater que sur une telle proposition qui mettait en adéquation les intentions environnementales et les actes, l’occasion d’un consensus large et emblématique ait été manquée. On ne peut qu’espérer davantage d’ouverture dans la suite des débats.