Mes convictions

Avoir toujours l’Homme pour finalité. C’est ma conviction profonde. Ça peut paraître, dit comme ça, un peu pompeux. Mais en réalité, en politique, cela a une implication très concrète : tout ce que nous pouvons mettre en œuvre, doit avoir pour but ultime d’améliorer la vie des gens. Tous les dispositifs, aussi élaborés soient ils, n’ont d’intérêt que pour ce qu’ils apportent de bon dans la vie de nos concitoyens. Monter des « usines à gaz » ne sert à rien. Seuls les résultats comptent !

La liberté d’entreprendre

C’est l’entreprise, et notamment la petite entreprise, qui favorise l’emploi. C’est chez les commerçants, les artisans, les travailleurs indépendants, qu’il y a un gisement de création d’emplois. C’est également sur la capacité de nos PME à créer des produits de qualité et à les vendre sur les marchés étrangers que reposent la croissance, et le développement de l’emploi.
Mais une économie prospère ne va pas sans redistribution et sans initiatives sociales. Une économie prospère, c’est aussi une économie équilibrée où l’initiative privée se déploie aux côtés de l’intervention, quand elle est nécessaire, de la puissance publique. Tout ne peut relever exclusivement du privé ; c’est le cas, par exemple, de la politique énergétique où l’Etat doit garder les moyens d’agir, et avoir son mot à dire. Tout ne peut pas non plus être assumé par le seul secteur public : les entreprises sont souvent les mieux placées pour saisir avec un maximum de rapidité les évolutions d’un marché, les attentes nouvelles des clients, et innover.

La nécessité d’une action publique forte

Pour autant, le retour à l’emploi passe par une action publique forte. En particulier dans les bassins d’emplois en crise, comme le nôtre, il est primordial de mobiliser tous les outils qui permettent d’accompagner les chômeurs dans un parcours qui doit leur permettre de trouver, pour longtemps, un travail. A une politique de droite qui privilégie la création d’emplois par le jeu du marché, et à une politique de gauche qui se concentre sur la création d’emplois publics, je préfère une politique de bon sens qui se saisisse de tous les moyens possibles, sans a priori, pour essayer toutes les solutions là où ça va mal.

Une volonté de justice et d’équité

La bonne santé d’une société humaine ne se mesure pas à son seul taux de croissance, celui-ci fût-il essentiel. Elle se mesure également à la qualité de l’éducation donnée à ses enfants, à l’attention portée aux plus fragiles (personnes âgées, exclus, accidentés de la vie, handicapés…) La disparité des situations implique que le cas de chacun soit abordé avec le souci de la justice et de l’équité. Elle s’apprécie aussi à l’égalité réelle des chances assurée à celle et ceux qui, partis dans la vie de plus loin que les autres, pour des tas de raisons, ont chevillée au corps l’envie de se trouver un avenir.

L’ouverture aux autres

La bonne santé d’une société humaine s’apprécie encore à son niveau d’ouverture aux sociétés qui lui sont proches, ou qui lui sont éloignées. La construction de l’Europe reste ainsi pour moi un grand projet qui doit être poursuivi, dans le respect de l’opinion et des aspirations des peuples qui font vivre l’Union européenne. Je suis persuadé qu’une Europe politique unie reste la seule voie pour notre pays, de peser dans le monde. Je veux une France forte dans une Europe forte, qui fasse jeu égal avec de grandes puissances telles que les Etats-Unis, l’Inde ou la Chine. De la même façon, je crois que seule une Europe déterminée peut engager une politique d’aide au développement à la hauteur des défis posés aux pays africains. C’est la réponse de fond indispensable à une politique de l’immigration réellement maîtrisée, qui ne se cantonne pas à des slogans creux.

Dépasser les clivages

Le rôle de l’élu, d’un maire, d’un député, c’est de faire avancer toutes les énergies dans le même sens. Tirer la couverture à soi, agir tout seul dans son coin dans le seul but de s’attribuer tous les honneurs, entretenir la rancune ou les ressentiments, chercher à régler des comptes personnels, ce n’est pas ma conception de la politique.

Les clivages traditionnels ne sont plus d’actualité. Droite et gauche s’épuisent à maintenir des barrières artificielles entre nos concitoyens. Sur bien des sujets, en réalité, les oppositions passent désormais à l’intérieur même des partis politiques. Une idée n’est pas bonne selon qu’elle est de droite ou de gauche. Elle est bonne si elle permet à notre pays de progresser, si elle se traduit par une amélioration de la vie quotidienne. C’est vrai aussi dans notre agglomération. Les problèmes auxquels nous sommes confrontés méritent qu’on réunisse celles et ceux qui, au-delà des appareils, partagent les mêmes réalités et veulent travailler ensemble. Dépasser les clivages, c’est ce à quoi je suis fidèle.