Mon action à l’assemblée nationale
Etre député, c’est d’abord faire les lois. Le gouvernement soumet à l’examen de l’Assemblée Nationale des projets lois, qu’il s’agit d’étudier, de modifier, de débattre.
Porte-parole de l’UDF sur les questions sociales
Mon expérience de l’entreprise et de conseiller prud’homal a amené mes collègues du groupe UDF à me faire confiance pour parler en leurs noms à propos des textes relatifs au droit du travail ou sur des sujets sociaux. C’est ainsi que j’ai pu intervenir sur des sujets aussi divers que le dialogue social, la formation professionnelle, les minima sociaux, la réforme de l’allocation spécifique de solidarité (ASS), l’égalité salariale entre les hommes et les femmes, la création du CPE, à laquelle je me suis opposé.
Elu de l’agglomération roubaisienne, je ne pouvais que suivre également de près les textes qui concernaient directement tant la vie quotidienne que l’avenir de notre territoire : le plan de cohésion sociale, les projets de loi ou de budgets relatifs au logement, à la sécurité, à l’égalité des chances, à la politique de la ville, à l’emploi.
Au cœur des réalités de notre agglomération
Je mets un point d’honneur à faire le lien constant entre les textes qui sont votés, et la réalité que vivent les hommes et les femmes de notre secteur.
Deux exemples concrets : d’abord, la lutte contre les marchands de sommeil. Dans le cadre d’un travail en commun avec la Mairie de Roubaix, j’ai défendu la proposition d’un permis de louer, qui consiste, dans les quartiers où existent des logements anciens, dans des périmètres précis où se trouvent des locaux vétustes, à ce que la mise en location d’un logement fasse l’objet d’une autorisation du maire, après avoir vérifié que le logement soit décent. L’objectif est qu’on arrête de louer des logements insalubres à des familles en difficultés.
Deuxième exemple, la lutte contre les discriminations à l’embauche. Pour qu’enfin les choses bougent, j’ai proposé qu’on généralise la pratique du CV anonyme. J’ai également obtenu qu’au plus près des populations qui en ont besoin, les maisons de l’emploi aient pour mission de sensibiliser les employeurs à la lutte contre les discriminations.
Dans les deux cas, je ne prétends pas détenir la solution miracle pour tout arranger. Mais j’ai bougé, j’ai proposé, j’ai agi.
En défendant des amendements, j’ai également obtenu parmi d’autres mesures, que dans le cadre d’un marché public, une collectivité puisse choisir une entreprise en fonction de ce qu’elle fait pour l’insertion professionnelle des personnes en difficulté sociale. J’ai défendu le maintien de l’obligation de 20% de logements sociaux dans les communes, la reconnaissance d’utilité sociale des associations d’insertion sociale par le logement.
Voter les textes qui vont dans le bon sens
J’ai un principe et je m’y tiens : quand un texte me semble aller dans le bon sens, je le vote. Quand un texte me paraît injuste, j’essaie de l’améliorer et si on refuse mes propositions, je ne le soutiens pas. C’est ainsi que j’ai voté, parmi les principaux textes examinés, la loi de programmation sur la sécurité intérieure et la justice, la loi pour la sauvegarde des entreprises, la création du RMA, la loi de programmation pour la cohésion sociale, la loi portant engagement national sur le logement et la loi sur le droit opposable au logement. J’ai voté contre la suppression du lundi de pentecôte, ou de l’ASS, comme la création du CPE. J’aime avoir une certaine indépendance, et j’entends bien la conserver. Je n’obéis à aucune consigne de vote, pas même de mon propre parti politique : j’ai ainsi été le seul député de mon groupe à ne pas voter la nouvelle loi de décentralisation. Mon vote n’est jamais acquis, c’est encore la meilleure façon d’être respecté.
Depuis ma réélection en juin 2007, je siège à l’Assemblée Nationale au sein du groupe Nouveau Centre. Je reste investi sur les sujets à caractère social en participant aux travaux de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales.